|
|

|

|


|

|
|
|

|


Les camps offrent aux jeunes une kyrielle d'activités et une gamme d'émotions.
Nos enfants y vont pour s'amuser, bien sûr, mais leur séjour leur permet aussi de s'exercer
à la coopération et de développer leur personnalité, leur sociabilité, leur sens de la discipline
et leur autonomie. Du choix du camp jusqu'au retour à la maison, voici comment rendre le séjour
de notre enfant agréable et sécurisant.
1. Mon enfant je consulterai sur son envie d'aller au camp
Il est important de s'assurer que notre enfant est prêt à vivre cette
aventure, car, il faut bien le dire, le camp de vacances ne convient pas
à tout le monde! Le seul moyen de le savoir, c'est de lui en parler, de vérifier comment
il se sent à l'idée de partir sans nous. S'il semble peu emballé ou si ses questions révèlent des réticences ou de l'anxiété,
il n'est peut-être pas intéressé ou pas tout à fait prêt. La principale crainte des enfants, c'est de ne pas arriver
à se faire des amis. On peut rassurer le nôtre en lui rappelant un moment similaire, comme l'entrée à l'école, où il
s'est fait au moins un ami dès les premiers jours. S'il est vraiment inquiet à ce sujet, on peut lui suggérer d'aller
au camp avec un copain. Pour les tout-petits (4 à 8 ans), plus anxieux encore à l'idée de quitter la famille, certains
camps offrent des programmes de trois jours, qui permettent une acclimatation graduelle au fil des ans.
2. Ses désirs j'exaucerai, en respectant mon budget cependant! Comme parent, on tient surtout compte de la sécurité, de la distance et du coût. L'enfant, lui, se laisse davantage séduire par le programme et les installations du camp. Préfère-t-il un petit camp spécialisé pour acquérir une habileté particulière ou un camp traditionnel pour s'amuser sans performer? À tendance culturelle, scientifique, ou sportive? Opterait-il pour un hébergement sous la tente, en dortoir ou en chalet? Voilà autant de questions auxquelles on peut tenter de répondre avant de pousser plus avant nos recherches. Comme il existe des camps pour tous les budgets, il y a peut-être moyen de répondre à ses désirs sans se ruiner.
3. Un bon choix je ferai en prenant le temps de m'informer
L'expérience d'un copain campeur, le répertoire des organismes accrédités par l'Association des camps du Québec (ACQ), les foires destinées aux camps de vacances sont autant de sources d'information fiables. Les camps accrédités par l'ACQ détiennent les permis et assurances réglementaires et respectent une quarantaine de normes de qualité pour le site, l'administration, la sécurité, l'hygiène et le personnel. En procédant par élimination, il sera plus facile de choisir. Une bonne façon de valider ce choix: participer à une ou deux journées portes ouvertes. On se rend au camp, on visite les bâtiments, on rencontre les moniteurs. Si notre jeune le désire, on peut même l'inscrire sur place. Association des camps du Québec: www.camps.qc.ca
4. Sur mon enfant et sa santé je dirai toute la vérité
Plus les moniteurs ont d'information sur la santé et le comportement de notre enfant, plus son séjour sera
plaisant et sécuritaire. Le camp fournit une fiche qu'on doit remplir avec exactitude: tempérament, appétit,
allergies, maladies antérieures, soins particuliers, médicaments à donner, etc. Les moniteurs sont sensibilisés
aux problèmes des enfants, y compris le pipi au lit: chaque année, il y a en moyenne un campeur sur huit dans cette situation.
Ils conviennent avec l'enfant d'un signe discret en cas d'accident et s'occupent de lui pour qu'il se sente à l'aise.
5. Du projet de camp je parlerai pour diminuer l'anxiété
On sécurise notre enfant en lui parlant de temps à autre du camp, surtout s'il s'agit d'un premier séjour.
On lui rappelle où se trouveront les autres membres de la famille et qui il pourra appeler au besoin.
On jase avec lui du plaisir qu'il aura à dormir avec ses amis dans le dortoir, des activités qu'ils feront,
on l'invite à tenir son journal de vacances pour qu'il puisse tout nous raconter à son retour, etc.
Dans le cas des adolescents, c'est nous qui devons nous préparer psychologiquement! Les ados rêvent de relever des défis
qui peuvent nous inquiéter (expédition de 21 jours en canot ou de 28 jours en cyclotourisme dans les Maritimes, par exemple).
6. Une liste j'utiliserai afin de ne rien oublier
Plusieurs camps fournissent une liste des choses à apporter.
On la fixe à l'intérieur du couvercle de la valise et on procède méthodiquement, en cochant au fur et à mesure. Notre enfant peut nous assister ou,
mieux, faire lui-même ses bagages. On facilite la vie des enfants en bas âge en préparant des kits complets: on roule ensemble une paire de
sous-vêtements et de bas, un chandail et le short assorti, puis on place le rouleau dans un sac de plastique à fermeture zip qui recevra ces
mêmes vêtements sales à la fin de la journée.
L'enfant n'a qu'à choisir un paquet par jour, et tout y est! Éviter d'envoyer de la nourriture: des campeurs gourmands ont déjà eu la surprise de découvrir près
de la tente, en pleine nuit, des ratons laveurs qui fouillaient dans leurs sacs... De toute façon, la plupart des camps l'interdisent.
7. Des objets familiers j'ajouterai pour le rassurer
Pour un jeune enfant, on place dans un petit sac des objets qu'il aime ou qui lui rappellent la maison et le sécurisent.
Certains apportent un foulard imprégné de l'odeur de maman, une photo précieuse, un livre, un toutou, une doudou, une taie
d'oreiller, des jeux de voyage. On peut aussi lui offrir un appareil photo jetable (idéalement, à l'épreuve de l'eau) et
tout ce qu'il faut pour nous envoyer des lettres ou des dessins. Il faut toutefois éviter d'apporter des objets de trop grande
valeur comme un lecteur MP3 ou un jeu électronique. Tous les articles de l'enfant doivent porter son nom ou une marque distinctive.
8. Des astuces j'inventerai pour me rappeler à son souvenir On peut se glisser discrètement dans la valise de notre enfant! Laissons un petit mot doux dans une poche de short, une carte dans son soulier de course, un calendrier où il verra le jour du retour, une photo de nous ou de la famille dans son livre. Ou passons le visiter à la mi-camp, si c'est permis. Les petits ont peur, sans vouloir l'avouer, que leurs parents ne reviennent pas les chercher. On peut les rassurer en leur rappelant sur une petite note qu'on sera là tel jour, à telle heure. Et on s'assure de ne pas arriver en retard, histoire de ne pas nourrir l'inquiétude de l'enfant!
9. Au moniteur je parlerai avant de m'inquiéter ou de paniquer! Une fois sur place, l'enfant peut avoir des réticences. On lui fait valoir qu'il était d'accord avec la décision, qu'on croit qu'il est capable et qu'il doit se donner la chance d'essayer. On lui répète qu'il s'agit de 3, 6 ou 12 jours et qu'après, il aura plein de belles choses à nous raconter et qu'il sera fier s'il passe au travers. S'il a besoin de nous téléphoner pendant le séjour parce qu'il s'ennuie, il pourra le faire après avoir obtenu la permission de son moniteur (certains camps ne le permettent toutefois pas). Son appel peut être paniquant pour nous. On l'écoute, on le console s'il pleure, on l'encourage en lui disant qu'on s'ennuie aussi et qu'on a hâte parce que c'est bientôt le jour du retour. Avant de proposer d'aller le chercher sur l'impulsion du moment, parlons au moniteur. Est-ce un petit moment triste ou notre enfant est-il vraiment malheureux depuis le début? Peut-il se prendre en charge? A-t-il des chances de grandir dans cette aventure? Devrait-il réintégrer la maison? Selon l'ACQ, moins de 1 % des enfants quittent avant la fin de leur séjour.
10. Pour conserver ses souvenirs, un album je lui offrirai Il y a fort à parier que notre enfant aura beaucoup de choses à nous raconter sur le chemin du retour. Félicitons-le d'avoir atteint son objectif. S'il n'a pas aimé son camp, il gardera au moins la fierté d'être allé jusqu'au bout. L'été suivant, il fera un meilleur choix s'il veut renouveler l'expérience. S'il a aimé son séjour, on l'encourage à commencer un album-souvenir parsemé de photos, de réflexions, de notes, de collages. Il pourra s'en servir pour raconter ses vacances à grand-maman ou pour conseiller un copain l'an prochain!
Les indispensables encadré Outre les vêtements et la literie, voici quelques articles à ne pas oublier: brosse à cheveux et brosse à dents; carte d'assurance-maladie; lunettes de soleil; 2 maillots de bain; serviette de plage; chapeau ou casquette; lotion insectifuge; écran solaire; médicaments pour la durée du séjour, avec posologie écrite.
|


|

|
|
|
|
|

|

|

|

|

|

|

|
|
|
|